DESCHAMPSONS

Les plus belles chansons d’Yvon Deschamps

reprises par 14 de nos plus grands artistes

 

Yvon Deschamps a longtemps émaillé ses spectacles d’humour de chansons. Pour l’humoriste, il s’agissait d’une façon d’élargir la gamme des émotions et de changer de registre, mais aussi de permettre à ses personnages de s’exprimer d’une manière plus poétique.

 

L’album Deschampsons – Hommage aux chansons d’Yvon Deschamps, réunit les plus belles chansons d’Yvon Deschamps reprises par 14 artistes populaires. L’humoriste, qui signe les paroles de ces pièces douces-amères empreintes d’humanité, a fait appel pendant sa carrière à des compositeurs de renom pour mettre ses mots en musique, dont Serge Fiori, Libert Subirana, François Cousineau, Gaston Brisson et Jacques Perron.

 

À l’écoute, un constat s’impose : ces chansons n’ont pas pris une ride. Soulignons à ce chapitre la réalisation de Marc Pérusse (Serge Fiori) et les arrangements auxquels tous les artistes et musiciens ont collaboré.

 

Le décor est planté avec La vie, toujours aussi actuelle alors que règne l’information-spectacle, reprise avec mordant par une Louise Forestier au sommet de son art. La vie est belle explore un registre semblable, Damien Robitaille y dénonçant les inégalités sociales avec une fausse légèreté.

 

La chanteuse lyrique Marie-Nicole Lemieux, entourée de François Pérusse, André Sauvé et Pierre Verville, croque à belles dents dans la truculente Les fesses, qui se conclut par une réjouissante finale aux accents blues et gospel.

 

Choisis avec la participation de Pierre Lachance, directeur artistique de l’album, de Stéphane Laporte, qui signe la préface du livret, les interprètes ont su s’approprier les œuvres de Deschamps. La planante Dans ma cour, une pièce nostalgique sur l’innocence perdue, va comme un gant à Daniel Bélanger alors que Papa semble taillée sur mesure pour Vincent Vallières.

 

Si le Deschamps monologuiste nous fait rire aux larmes, le Deschamps chanteur sait nous tirer les larmes. En témoignent Mon ami, une peine d’amitié racontée avec émotion par Isabelle Boulay, et Oublions, une chanson sur le thème des vieux amants revisitée par nulle autre que Judi Richards, accompagnée de ses filles Karine et Sarah-Émilie. Interprétée par Catherine Major, qui signe les somptueux arrangements de cordes, Seule transporte et bouleverse.

 

La Faucheuse est un thème récurrent dans le corpus de Deschamps, comme en fait foi Berceuse pour endormir la mort, écrite et interprétée par Gilles Vigneault. Quant à Aimons-nous, un des joyaux de notre répertoire et sans doute la chanson la plus connue de Deschamps, on en a confié l’interprétation à la grande Diane Dufresne.

 

Ayant vécu une longue histoire d’amour avec le public, Yvon Deschamps leur a consacré quelques titres dont J’sais pas comment, j’sais pas pourquoi, reprise ici par Michel Rivard.

 

À tout seigneur, tout honneur : c’est à celui qu’on rend hommage que revient le mot de la fin. J’ai l’impression, enregistrée en spectacle en 1974 et offerte en boni par GSI Musique, conclut avec éloquence ce disque d’exception.

 

« Parmi les géants de la chanson québécoise, il y a un poète nommé Yvon. Voici le Yvon Des chants… » – Stéphane Laporte

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