Montréal, le mardi 27 mai 2008 - Attachez vos chapeaux de cowboy avec de la broche, Madame Moustache débarque avec un premier album décoiffant. Après avoir usés leurs bottes pendant près de trois ans sur les scènes du Québec, les derniers membres de l’écurie GSI vous présentent Au nom du countr(i), un album original enregistré à Montréal pendant que tout le monde pelletait et disponible chez les disquaires et sur le web dès le 27 mai.
Madame Moustache, c’est la talle de foin qui pousse au milieu du bitume, échevelée et joyeusement désinvolte. C’est le charisme des demoizelles-chanteuses Geneviève Néron (voix et basse) et Julie Ross (voix et guitare acoustique) et la solidité des musiciens Mathieu Vigneault (guitare électrique), Guillaume Duchesneau (violon) et Benjamin Vigneault (batterie).
Il en résulte une musique poilue, pas toujours polie, mais diablement attachante. Des guitares sales, des violons enflammés, des rythmes effrénés. Bref, une énergie brute doublée de mélodies qui vous collent au cerveau. Il n’est d’ailleurs pas rare qu’on se surprenne à taper du pied en fredonnant l’air de Johnny Baguette ou de Champ de blé d’Inde, longtemps après que les haut-parleurs se soient tus.
Au fil de l’écoute, on rigole, on s’émeut, on se défoule. On a en effet droit à quelques bijoux d’exutoire, dont le délirant Trop Large – un hybride « death country » d’une puérilité jouissive, truculent pied de nez aux dictats de la gauche-caviar.
Source : GSI Musique
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L’album Au nom du countr(i), comme la chanson titre, donne certes dans l’humour et la bonne humeur, mais propose aussi quelques pièces plus intimes (on ne serait pas rassasié sans une ou deux complaintes de cowgirl paumée pour se titiller la fibre mélancolique). Sans compter le dernier titre, Grand Galop, une tirade amoureuse dont le dépouillement sert joliment la poésie et l’interprétation.
Outre les 11 chansons originales, on notera la reprise du classique Le Frigidaire, écrit par le Madelinot Georges Langford. Les voix féminines y apportent une touche de fraîcheur, le plaisir est évident et le résultat, éminemment sympathique.
Réalisée au studio Tangerine par Jean-Luc de Bellefeuille, complice de longue date du groupe et preneur de son de talent, et mixé par Ghislain-Luc Lavigne (Vincent Vallières, Fred Fortin), cette première mouture traduit fidèlement le furieux esprit festif qui anime Madame Moustache. Une sortie estivale entraînante qui arrache invariablement un sourire. À découvrir absolument, sur album et en spectacle tout l’été.
madamemoustache.com
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